La Voix du Nord
Depuis mercredi, Air Vertical, un simulateur de chute libre, est ouvert à Merville. J’ai testé pour vous cette nouvelle activité de l’aérodrome, avec deux vols d’une minute.
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Par Axel Gallet
Journaliste à la rédaction d’HazebrouckPublié: 13 Août 2026 à 15h20 Temps de lecture: 2 min
« Bonjour, je viens pour deux vols sur la session de 17 heures. » Sous une trentaine de degrés, j’arrive dans un préfabriqué installé à côté de l’école de pilotage de l’aérodrome de Merville. Du parking, j’ai vu l’installation pour laquelle je viens : un gros tube sur une imposante boîte. Marie-Laure m’accueille. Elle est la responsable du simulateur et opératrice : c’est elle qui gère la puissance des ventilateurs pendant les vols. Je signe une autorisation, attestant que mon épaule va bien, et on me dirige vers la salle de briefing- vestiaire.
Briefing avec Stéphane
J’y rencontre une famille venue tester l’expérience et Stéphane, celui qui va nous briefer et nous accompagner pendant les vols. Pour commencer le briefing, Stéphane lance une vidéo de trois minutes, expliquant les règles et positions à adopter pendant le vol. « Après la vidéo, on reprendra ensemble pour être sûr que tout le monde soit OK », rassure Stéphane. Si la vidéo se suffit à elle-même, les explications complémentaires de Stéphane ne sont pas superflues. La bonne humeur domine, et il faut dire que le sourire de Stéphane n’y est pas étranger. On enfile la combinaison au-dessus de ses vêtements (prévoir un short pour les fortes chaleurs), on met sa charlotte, ses bouchons d’oreille, ses lunettes et son casque, et c’est parti, direction le simulateur !

Vols courts mais intenses
Arrivés à côté du gros tube transparent dans lequel nous volerons quelques instants plus tard, l’ambiance se tend et on sent le stress monter chez certains. Pas chez Stéphane ni Marie-Laure cependant. Dernier test pour vérifier qu’on a bien retenu la position à adopter une fois dans le tube et Marie-Laure démarre les ventilateurs. Sous le grand soleil de ce mois d’août, le sol vrombit et le bruit des moteurs rend les discussions moins aisées, forcément. Stéphane s’installe dans le tube et invite le premier voltigeur à le rejoindre. À quelques mètres de là, Marie-Laure gère la puissance de l’air propulsé, les yeux rivés sur le tube et grosse manette en main.

Vient mon tour. Avec un peu d’appréhension, je me glisse dans le tube et prends la position indiquée par Stéphane. Enfin, j’essaye de m’en rapprocher le plus possible. Le moniteur me fait basculer à l’horizontale, me voilà en train de voler ! Je me concentre pour tenter de garder la position, ne pas trop plier les jambes ou les bras pour ne pas me diriger vers les parois. Et c’est sacrément difficile. Comme l’avait bien expliqué Stéphane lors du briefing, il faut être gainé et détendu à la fois, ne surtout pas se crisper. Dur de trouver le juste milieu. Si je ne sors pas satisfait de ma première minute de vol, la deuxième sera meilleure. Je tiens mieux la position, je suis plus stable. En sortant de là, je sens que mes épaules ont bien travaillé. Deux vols me suffiront. Et une minute par vol, c’est très bien. « Si on faisait des vols de deux minutes, beaucoup ne tiendraient pas », confirment Stéphane et Marie-Laure.
« Tout le monde a progressé sur ses vols »
De retour dans la salle de briefing, Stéphane décortique les vidéos prises par la caméra installée dans le tube pour nous donner des conseils et constater les progrès faits. « Tout le monde a progressé sur ses vols, c’est ce qu’il faut retenir », se satisfait Stéphane. Après avoir rendu l’équipement, jeté les charlottes et bouchons d’oreille, on prend une photo souvenir sous l’impulsion de Marie-Laure. « Vous êtes nos premiers clients, il faut immortaliser ça quand même ! »


